(…) Quelques rares maisons défilent dans le soleil de cette fin d'après-midi. Un peu avant d'arriver à Saint-André de Kamouraska, l'une d'entre elles apparaît, toute seule au pied de la montagne, avec plein d'arbres devant et le fleuve à portée de main. Et s'il s'agissait des Aboiteaux?

À peine le temps d'espérer que l'enseigne confirme les espoirs. Le chemin de gravier qui passe sous les pommiers et les pruniers permet de découvrir lentement la maison de bois couleur bleuet, sa galerie et ses fenêtres jaunes et puis la porte rouge qui éclate au milieu. Là où la mer jette l'ancre.

Marie-Claude Malboeuf, La Presse,
le mercredi 27 novembre 2002.